La Terre de Luna, 2

L'invasion des méduses géantes

Marc Galvin (texte), Benjamin Ben Kemoun (illustrations)


2015, 192 pages, 14 €
17,00 CHF
Réf.: 978-2-88901-114-8
Après nous avoir fait partager une intense expédition scientifique en Chine dont le but était de compter les derniers baijis, une espèce de dauphins endémique du fleuve Yangtsé, Luna nous emmène dans ce nouveau volume au Japon. Elle y retrouve pour les vacances son grand-père, le professeur Maldonado, qui travaille à Tokyo à la réalisation d’un film sur les espèces du futur et les évolutions en cours. C'est alors que des milliers de méduses sont annoncées sur les côtes du Japon, suite à un communiqué revendiqué par un mystérieux groupe religieux...

Accompagné de Luna venue le retrouver pour les vacances, le professeur Maldonado travaille à Tokyo à la réalisation d’un film sur les espèces du futur. Alors qu’ils dînent dans un grand restaurant, d’énormes méduses sont annoncées par milliers sur les côtes du Japon, à la suite d’un communiqué revendiqué par un étrange groupe religieux. Une expédition scientifique est envoyée dès le lendemain dans la mer Jaune, pour évaluer la situation.

Ce deuxième épisode de La Terre de Luna nous plonge dans un Japon encore traversé par de vieux démons et des traditions sans âge. À mi-chemin entre l’enquête policière et la quête scientifique, ce récit d’aventure ne manquera pas de révéler un peu plus encore la particularité de Luna.

Terre de Luna

Cette nouvelle série nous entraîne aux quatre coins de la planète tout en abordant, de manière romanesque et joliment illustrée, des thèmes où l’écologie et la recherche scientifique se mêlent aux réalités des sociétés locales. Pour chaque récit, un dossier disponible sur une application (disponible sous peu) apportera d’étonnantes réponses aux questions soulevées dans le roman. 

Car Luna vous invite à "lire" la Terre autrement, pour mieux la connaître et donc pour mieux la comprendre. Comprendre la Terre, c’est autant la rêver comme le cinéma où les artistes invitent à le faire, que bien la cerner grâce à des connaissances les plus objectives possibles. Comprendre la Terre, c’est apprendre à penser la cohabitation entre la nature et les hommes comme un indispensable point de départ pour enrayer les dégradations de notre planète. Comprendre la Terre, c'est peut-être simplement apprendre à vivre comme un citoyen du monde.

Cette nouvelle collection, qui repose sur le concept de "fiction-science", n’a pas son équivalent sur le marché francophone du livre pour adolescents. Douze volumes sont prévus, au rythme de deux parutions par année. La disparition des espèces constituant le maillon faible de la chaîne du vivant, c’est ce thème qui a été choisi pour la première série de deux titres, Baiji, le dernier dauphin du Yangtsé et L'invasion des méduses géantes.

Ce projet éditorial a été rendu possible grâce à la collaboration avec l’association GRAD-s. Elle publie depuis trente ans des livres pour tous publics pour sensibiliser aux droits de l’homme, à l’environnement et au développement, et soutient la communication paysanne en Afrique de l’Ouest. Retrouvez ses publications et un dossier spécial "Agir avec Luna" sur son site: www.GRAD-s.net.

Après tout, il est possible de se faire plaisir, tout en apprenant plein de choses!

Acheter La terre de Luna 2, c’est aussi aider à mieux comprendre les méduses de Nomura! 

1 % des ventes du livre sera destiné aux travaux du Professeur Shin-ichi Uye de la Faculté des sciences biologiques appliquées de l’Université de Hiroshima. C’est l’expert japonais qui connaît le mieux ces méduses. Dans son laboratoire, et avec son équipe d’étudiants, il tente de percer le secret de leurs origines. Et aussi de mieux comprendre comment les contrôler.

Dans Suisse magazine

C'est au Japon que Luna ira retrouver son grand-père, le professeur Maldonado pour ses vacances. 

Une invasion de méduses géantes est annoncée et l'enquête à la fois policière et scientifique que vont mener les savants entraîne le lecteur dans un Japon plein de vieilles traditions et confronté à quelques déviations modernes. Luna, aidée de ses visions qu'elle commence à maîtriser, est d'une efficacité redoutable et met, comme toujours, agitation et gaieté dans le paysage.

Nous "accompagnons des expéditions scientifiques qui ont réellement existé, bien que transposées dans un univers romancé", une façon objective de lire la terre d'aujourd'hui et de demain.

Juliette David, Suisse magazine, No 323-324, juillet-août 2016, p. 31

 

 Chaque semaine, L’illustré rencontre une personnalité qui partage avec nous ses coups de coeur.

Les deux premiers tomes sont sortis cette année et le troisième sera dans toutes les bonnes librairies avant Noël. Marc Galvin a entamé une série qui va vite, comme les adolescents (les deux siens notamment) auquel il a pensé en écrivant. "J’ai prévu douze épisodes, l’idée est de tenir un rythme soutenu, que ça se lise rapidement, un peu comme on regarde un film. Je n’ai pas d’ambitions littéraires démesurées. En matière de récit, les Grecs avaient tout inventé. L’important, c’est l’histoire…"

Alors il a inventé Luna, une jeune fille, "parce que je suis un garçon", petite, rousse, mélange un brin farfelu de Fifi Brindacier et de Marie-Marie, la nièce de Bérurier, future Mme San-Antonio. Ses premières aventures l’emmènent en Chine, à la recherche des derniers dauphins du Yangtsé.

Après ce récit au plus près d’une espèce en voie de disparition, L’invasion des méduses géantes l’entraîne au Japon, où menace le pullulement de l’espèce. "Je trouve fantastique ces histoires d’espèces invasives, cette prolifération de certains animaux, alors quand, en plus, j’ai lu que des méduses en gestation s’étaient développées cet été dans le lac Léman, je tenais mon histoire." Travaillant à Genèvedepuis une vingtaine d’années, Marc Galvin a grandi dans un presque château campagnard près de Grenoble, la ville où il obtient un premier master en littérature et communication. A la suite, ses années de journalisme au sein de Radio France le conduiront jusqu’au Salvador au soir de la guerre civile et il travaillera finalement trois ans en Amérique du Sud. Avant de reprendre, à 32 ans, à Genève, de nouvelles études qui le conduiront jusqu’au doctorat, dans l’établissement que l’on appelle aujourd’hui Institut de hautes études internationales et du développement, dans lequel il travaille toujours. Intéressé au développement et à ses conséquences (ses études ont porté sur la conservation des savoirs indigènes au Pérou), passionné de science presque autant que de BD et de polars, Marc Galvin a imaginé ainsi ses histoires, "qui abordent de vrais enjeux, avec des préoccupations sociales, et qui prennent aussi en compte la dimension physique de la terre". Tout en dispensant quelques notes explicatives (sur les religions, les ethnies ou les ONG), l’auteur se garde bien de professer des leçons. "Si Luna se met en colère, c’est parce que c’est plus facile de dénoncer."

Mais lui qui travaille "entouré de scientifiques" (occupés à la communication de leurs recherches) sait aussi que, même en matière scientifique, "il n’y a pas de vérité, et qu’il y a plusieurs manières de penser la réalité. L’importance, c’est de multiplier les regards et d’apprendre à forger soi-même son avis."

Jean-Blaise Besençon, L'Illustré, No 41/2015, p. 85