Arrêts déplacés (Prix Rilke 2006)

24,00 CHF
Réf.: 2-940146-48-9
L'objectif poétique de Marius Popescu consiste à faire entendre, à faire voir. On part à la découverte sensorielle des objets qui nous passent sous la main, sans discrimination, et de là, on s'envole vers des univers plus intérieurs. On ne fait plus de différence entre une parole banale et une parole significative, entre un personnage insipide et un personnage pittoresque, entre un événement futile et un événement dramatique. Tout geste, toute parole, toute incidence de la vie contiennent bien une infinité de données, alors pourquoi sélectionner, pourquoi hiérarchiser?

L'objectif poétique de Marius Popescu consiste à faire entendre, à faire voir. On part à la découverte sensorielle des objets qui nous passent sous la main, sans discrimination, et de là, on s'envole vers des univers plus intérieurs. On ne fait plus de différence entre une parole banale et une parole significative, entre un personnage insipide et un personnage pittoresque, entre un événement futile et un événement dramatique. Tout geste, toute parole, toute incidence de la vie contiennent bien une infinité de données, alors pourquoi sélectionner, pourquoi hiérarchiser?

Marius Daniel Popescu vit en Suisse depuis 1990. Il travaille à Lausanne comme chauffeur de trolleybus et publie son propre journal, Le Persil. Il est également l'auteur de La symphonie du loup.

Sur le blog de François Bon, à propos du prix Walser remis pour La symphonie du loup, paru chez José Corti

Le tiers-livre

 

La drôle de machine à écrire de M. D. Popescu

Chauffeur de trolleybus à Lausanne, le rédacteur du journal Le Persil publie sans doute le premier recueil au monde financé par les Transports publics.

Marius Daniel Popescu en est persuadé: la poésie est partout. C'est une question de regard. Cet ingénieur forestier, venu de Roumanie en 1990, s'applique à la débusquer dans les moindres éléments qui font la vie de tous les jours: tickets de caisse, instantanés, choses vues ou entendues. Et comme il conduit les lourds trolleybus lausannois du haut en bas de la ville, il en voit et en entend beaucoup.

Il recueille ces lambeaux, les décante en poèmes. D'être ainsi étalées, jetées sur la page, ces bribes de vie acquièrent un statut d'images, elles en évoquent d'autres, racontent des histoires. Un livre, épuisé aujourd'hui, avait réuni ses premiers textes sous le titre 4x4, poèmes tout-terrains. Le deuxième est aussi placé sous le signe du déplacement, intermittent cette fois: Arrêts déplacés, pour cause de travaux, comme ceux des bus. L'ouvrage a été publié grâce à un subside des Transports publics lausannois, un exemple original de sponsoring de poésie!

Au printemps dernier, Marius Daniel Popescu a lancé Le Persil, un journal dont il est le seul rédacteur (lire LT du 27.08.2004). Le troisième numéro vient de paraître. On y retrouve "le goût de la cuisine des mots de chaque jour", qui est "parole et silence". Cette publication est à la fois le laboratoire et le banc d'essai des livres: dans Arrêts déplacés, les lecteurs du Persil se sentiront chez eux. Ils reconnaîtront les "Petits grains", ces haïkus du quotidien; les scènes de famille; les longs poèmes narratifs nés des tournées du chauffeur de bus; le