Des Suisses au coeur de la traite négrière

26,00 CHF
Réf.: 978-2-88901-130-8
Cet ouvrage explore les rapports, souvent méconnus, de la Suisse avec la traite négrière et la colonisation, au travers de quelques exemples romands, tel celui des Larguier des Bancels. Cette famille franco-suisse dans le mouvement voit des centaines de Français et d’Européens se précipiter vers l’Île de France (île Maurice), vers 1750, dans l’espoir d’y faire rapidement fortune...

La participation de Suisses à la traite négrière et à la colonisation reste un thème trop peu connu de l’histoire suisse. Au travers de trois cas de figure, ce livre explore les rapports de certain d’entre eux avec le trafic maritime et l’économie esclavagiste.

Avec les Larguier des Bancels d’abord, on suit une famille franco-suisse dans le mouvement qui voit des centaines de Français et d’Européens se précipiter vers l’Île de France (île Maurice), vers 1750, dans l’espoir d’y faire rapidement fortune.

La société D’Illens, van Berchem, Roguin et Cie est concernée, quant à elle, par le placement de capitaux vaudois dans le commerce marseillais, notamment négrier, de la fin du XVIIIe siècle.

On suit, pour finir, Alfred Berthoud, issu de la bourgeoisie neuchâteloise, qui tente sa chance au Surinam néerlandais.

Pour reprendre les termes d’Olivier Grenouilleau dans sa préface, Olivier Pavillon restitue "avec précision et nuances ces trajectoires individuelles et familiales s’inscrivant dans la grande histoire".

 

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  • Préface d’Olivier Grenouilleau       
  • Note introductive      
  • La famille Larguier des Bancels: des Guerres de Religion au trafic négrier     
  • Annexes
    - Inventaire après décès des biens de François III Larguier des Bancels      
    - Généalogie abrégée des Larguier       
  • D’Illens, van Berchem, Roguin et Cie: un commerce maritime marseillais à capitaux vaudois à la fin du XVIIIe siècle   
  • Alfred Jacques Henri Berthoud (1802-1887): négociant et planteur au Surinam     
  • Postface de Gilbert Coutaz  
  • Bibliographie   

Olivier Pavillon était invité par Anik Schuin dans l'émission Sous les pavés (9 décembre 2017). Ecouter l'émission

 

La participation de Suisses à la traite négrière

La participation de familles suisses au commerce des esclaves a longtemps été un sujet négligé par l’historiographie nationale. Tabou, silence délibéré sur un épisode aujourd’hui considéré comme honteux? Un ouvrage pionnier a contribué à faire la lumière: celui de Tomas David, Bouda Etemad et Janick Marina Schaufelbuehl, La Suisse et l’esclavage des Noirs (Antipodes, 2005).

Olivier Pavillon, directeur du Musée historique de Lausanne durant de nombreuses années, apporte de nouveaux éclairages. Son livre est constitué de trois contributions, la première inédite, alors que les deux suivantes ont paru dans des revues historiques cantonales. Il traite le sujet avec un réel talent de narrateur, et sans porter de jugement moralisateur anachronique. Ses personnages sont d’ailleurs des "seconds couteaux", qui cherchent à acquérir une fortune rapidement, mais qui connaîtront souvent la désillusion, et pour qui la traite négrière n’a représenté qu’une activité marginale et limitée dans le temps.

Le premier texte concerne la famille Larguier des Bancels. Il s’agit de paysans aisés devenus marchands qui, par l’achat d’une seigneurie, ont acquis un titre de "noblesse". On suit leur parcours dès leurs origines dans les Cévennes, qui sont passées à la Réforme. À cause des persécutions religieuses sous Louis XIV, une partie de